Android

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Android

Écran d'accueil par défaut d’Android 7.1 Nougat [1].

Famille Linux
Langues Multilingue
Type de noyau Monolithique, (noyau Linux modifié)
État du projet En développement
Plates-formes x86, x64, ARM, MIPS
Entreprise /
Fondateur
Andy Rubin et Rich Miner ()
Entreprise /
Développeur
Open Handset Alliance (OHA) puis Google
Licence Licence Apache 2.0
GNU GPL 2[2]
États des sources Ouvertes (Open source)
Écrit en Java (IU), C (cœur), C++
Première version
Dernière version stable Android Oreo[3] (8.0.0 (OPR6.170623.013)[4] )
Dernière version avancée Android Oreo 8.0.0 (OPR6.170623.013) ()
Méthode de mise à jour OTA, ZIP flashable
Environnement de bureau Graphique
Site web android.com

Android, prononcé à la française /ɑ̃.dʁɔ.id/, en anglais /ˈænˌdɹɔɪd/, est un système d'exploitation mobile[5],[6] basé sur le noyau Linux et développé actuellement par Google.

Lancé en à la suite du rachat par Google en 2005 de la startup du même nom[7], le système avait d'abord été conçu pour les smartphones et tablettes tactiles, puis s'est diversifié dans les objets connectés et ordinateurs comme les télévisions (Android TV), les voitures (Android Auto), les ordinateurs (Android-x86) et les smartwatch (Android Wear).

En 2015, Android est le système d'exploitation mobile le plus utilisé dans le monde avec plus de 80 % de parts de marché dans les smartphones, devant iOS d’Apple[8].

Caractéristiques

Smartphones Samsung Galaxy (de gauche à droite) sous Android (5.0 → 6.0 → 7.0).

Dans le Guide du développeur, Android est défini comme étant une pile de logiciels, c'est-à-dire un ensemble de logiciels destinés à fournir une solution clé en main pour les appareils mobiles – smartphones et tablettes tactiles[9]. Cette pile comporte un système d'exploitation (comprenant un noyau Linux), les applications clés telles que le navigateur web, le téléphone et le carnet d'adresses ainsi que des logiciels intermédiaires entre le système d'exploitation et les applications[9]. L'ensemble est organisé en cinq couches distinctes[10] :

Les services offerts par Android facilitent notamment l'exploitation des réseaux de télécommunications GSM, Bluetooth, Wi-Fi et UMTS, la manipulation de médias, notamment de la vidéo H.264, de l'audio MP3 et des images JPEG ainsi que d'autres formats, l'exploitation des senseurs tels que les capteurs de mouvements, la caméra, la boussole et le récepteur GPS, l'utilisation de l'écran tactile, le stockage en base de données, le rendu d'images en 2D ou 3D en utilisant le processeur graphique, l'affichage de page web, l'exécution multitâche des applications et l'envoi de messages SMS[10],[9].

Bien que ne faisant pas partie de la pile de logiciels, l'environnement de développement qui comporte un émulateur de téléphone et un plugin pour Eclipse peut aussi être considéré comme une fonctionnalité d'Android[9]. Et Google Play, une boutique en ligne permettant l'achat et le téléchargement d'applications pour Android, bien qu'il ne soit pas inclus dans les sources d'Android, joue un rôle essentiel pour la popularité de ce système d'exploitation[10].

Android est distribué en open source sous licence Apache. La licence autorise les constructeurs qui intègrent Android dans leurs appareils à y apporter des modifications leur permettant de se distinguer de leurs concurrents[10] et il a été adopté par de nombreux constructeurs de produits concurrents de l'iPhone[10].

Le noyau Linux, utilisé pour les fondations d'Android, fournit les services classiques des systèmes d'exploitation : utilisation des périphériques, accès aux réseaux de télécommunication, manipulation de la mémoire et des processus et contrôle d'accès. Il s'agit d'une branche du noyau Linux, modifiée en vue de son utilisation sur des appareils mobiles. Le X Window System, les outils de GNU, ainsi que certains fichiers de configuration qui se trouvent d'ordinaire dans les distributions Linux ne sont pas inclus dans Android. L'équipe de développement d'Android a apporté de nombreuses améliorations au noyau Linux, et la décision a été prise par la communauté de développement de Linux d'incorporer ces améliorations dans le noyau Linux 3.3[11].

Android et la plateforme Java

Jusqu'à sa version 4.4, Android comporte une machine virtuelle nommée Dalvik, qui permet d'exécuter des programmes prévus pour la plate-forme Java. C'est une machine virtuelle conçue dès le départ pour les appareils mobiles et leurs ressources réduites — peu de puissance de calcul et peu de mémoire[9]. En effet, les appareils mobiles contemporains de 2011 ont la puissance de calcul d'un ordinateur personnel vieux de dix ans[12]. La majorité, voire la totalité des applications sont exécutées par la machine virtuelle Dalvik[12].

Le bytecode de Dalvik est différent de celui de la machine virtuelle Java d’Oracle (JVM) et le processus de construction d'une application est différent : le code source de l'application, en langage Java, est tout d'abord compilé avec un compilateur standard qui produit un bytecode pour JVM (bytecode standard de la plateforme Java) puis ce dernier est traduit en bytecode pour Dalvik par un programme inclus dans Android, du bytecode qui pourra alors être exécuté[9].

L'ensemble de la bibliothèque standard d'Android ressemble à J2SE (Java Standard Edition) de la plateforme Java. La principale différence est que les bibliothèques d'interface graphique AWT et Swing sont remplacées par des bibliothèques d'Android[9].

Le développement d'applications pour Android s'effectue avec un ordinateur personnel sous Mac OS, Windows ou Linux en utilisant le JDK de la plate-forme Java et des outils pour Android. Des outils qui permettent de manipuler le téléphone ou la tablette, de la simuler par une machine virtuelle, de créer des fichiers APK (les fichiers de paquet d'Android), de déboguer les applications et d'y ajouter une signature numérique. Ces outils sont mis à disposition sous la forme d'un plugin pour l'environnement de développement Eclipse[10].

La bibliothèque d'Android permet la création d'interfaces graphiques selon un procédé similaire aux frameworks de quatrième génération que sont XUL, JavaFX ou Silverlight: l'interface graphique peut être construite par déclaration et peut être utilisée avec plusieurs skins - chartes graphiques. La programmation consiste à déclarer la composition de l'interface dans des fichiers XML ; la description peut comporter des ressources (des textes et des pictogrammes). Ces déclarations sont ensuite transformées en objets tels que des fenêtres et des boutons, qui peuvent être manipulés par de la programmation Java[12]. Les écrans ou les fenêtres (activités dans le jargon d'Android), sont remplis de plusieurs vues ; chaque vue étant une pièce d'interface graphique (bouton, liste, case à cocher…). Android 3.0, destiné aux tablettes, introduit la notion de fragments: des panneaux contenant plusieurs éléments visuels. Une tablette ayant - contrairement à un téléphone - généralement suffisamment de place à l'écran pour plusieurs panneaux[12].

Android Runtime (ART)

À partir de la version 5.0 sortie en 2014, l'environnement d'exécution ART (Android RunTime) remplaça la machine virtuelle Dalvik. Cet environnement d'exécution plus performant fut développé par Google pour pallier le potentiel limité de Dalvik, créé en 2007.

Avec ART, contrairement à la machine virtuelle java, les fichiers .apk ne sont plus lancés directement mais décompressés et lancés avec de nouvelles bibliothèques et API ; les applications prennent ainsi plus de place (+20 %), mais les gains en performance et en autonomie des batteries sont conséquents (+20 à 30 %).

Logo d'android depuis 2014.
Bugdroid, la mascotte représentant Android.

Le personnage nommé Bugdroid est le petit robot vert utilisé par Google pour présenter Android. Ce personnage est sous la licence « Creative Commons by (3.0) » et peut donc être utilisé librement[13].

Le site Engadget[14] annonce que Bugdroid, le logo d’Android, serait en fait un personnage d’un jeu des années 1990 sur Atari : Gauntlet: The Third Encounter.

Histoire

Android doit son nom à la startup éponyme spécialisée dans le développement d’applications mobiles rachetée par Google en [15], nom venant lui-même d'« androïde » qui désigne un robot construit à l'image d'un être humain. Le logiciel, qui avait été surnommé gPhone par les rumeurs du marché et qui selon Andy Rubin (un de ses concepteurs) étant initialement prévu pour être un système d'exploitation pour appareil photo[16], fut proposé gratuitement et laissé librement modifiable par les fabricants de téléphones mobiles, ce qui en facilita son adoption. Le gPhone a été lancé en aux États-Unis dans un partenariat de distribution exclusif entre Google et T-Mobile. Anticipant les annonces officielles, les marchés financiers se ruèrent massivement sur les actions de Google, les faisant monter jusqu’au haut historique de 724 dollars le (le vendredi , les actions de Google franchirent les 1 000 dollars).

Les crises de sécurité d'Android

Lors de l'été 2015, Android dut faire face à plusieurs crises nuisant à la sécurité de tous ses utilisateurs.

La première crise concernait la faille Stagefright. Dévoilée par un chercheur en sécurité de Zimperium zLabs, elle peut perturber 95 % des terminaux fonctionnant avec le système d’exploitation de Google par un simple MMS. Le pirate peut ainsi avoir accès à quasiment toutes les données sur le téléphone[17]. Depuis l'apparition de cette faille, Google distribue des mises-à-jour de sécurité pour tous les appareils sous Android, et celles-ci se déroulent au début de chaque mois.

La deuxième fut un bogue découvert par des chercheurs de Trend Micro qui paralysa les téléphones et tablettes avec le système d’exploitation de Google [18].

En , un logiciel espion chinois fut découvert dans des smartphones Android. Il avait été installé nativement par la société chinoise AdUps sur 700 millions d'appareils Android pour colliger les données de leurs utilisateurs[19].

Versions

Les différentes versions d'Android ont toutes des noms de dessert ou plus généralement de sucreries (souvent seulement en anglais) depuis la sortie de la version 1.5 et suivent une logique alphabétique (de A vers Z).

Version Dernière révision Nom de code Date de sortie Caractéristiques (uniquement celles à code source ouvert liées à l'AOSP) Version du noyau
1.0 1.0 Aucun [20] 11 novembre Version connue uniquement ou presque des développeurs car c'est la version du SDK distribuée avant la sortie du premier téléphone Android. ?
1.1 1.1 Petit Four [20] Version incluse dans le premier téléphone, le HTC G1/Dream.
1.5 Cupcake Nouvelles fonctionnalités et mises à jour de l’interface graphique. Linux

2.6.27

1.6 Donut[21] Linux

2.6.29

2.0 2.1, Éclair[21]
2.2.x 2.2.3, 2011 Froyo[21] Vitesse améliorée, nouvelles fonctionnalités et mises à jour de l’interface graphique. Linux 2.6.32
2.3.x 2.3.7, 2012 Gingerbread[21],[22] Dernière version dédiée uniquement aux smartphones. Cette version est parfois utilisée sur de petites tablettes.

Amélioration de l'interface graphique.

Linux 2.6.35
3.x.x 3.2.6, 2012 Honeycomb[23] Réservé aux tablettes tactiles et aux téléviseurs connectés[24], cette mise à jour comprend de nombreux changements dans l’interface. Linux 2.6.36
4.0.x 4.0.4, Ice Cream Sandwich[21],[25],[26] Cette nouvelle version, fortement inspirée d'Honeycomb, unifiée[26] pour smartphones, tablettes et Google TV apporte de nombreux changements. Linux 3.0.1
4.1.x 4.1.2, 2012 Jelly Bean[27] Ajout d'un système de notification améliorée, de la reconnaissance vocale sans connexion internet et du « projet Butter » qui augmente la fluidité d'Android. Linux 3.0.31
4.2.x 4.2.2, Nouvelle interface de l'appareil photo, d'un système multi-compte uniquement sur tablette et de Type Gesture permettant d'écrire avec le clavier rien qu'en glissant le doigt. Linux 3.0 – 3.1
4.3.x 4.3.1, Support du Bluetooth à basse consommation et ajout de la norme AVRCP  1.3, gestion multi-utilisateurs plus poussée, support d'OpenGL ES 3.0, nouvelle interface de l'appareil photo, mises à jour de sécurité et SlimPort .
4.4.x 4.4.4, KitKat[28]

,[29]

Amélioration de l'interface (icônes blanches et barres de notification et de navigation transparentes), consommation en ressource moins élevée nécessitant moins de RAM, nouvelles icônes plus soignées. Les nouvelles icônes blanches serviront de guide pour Android 5.0 et suivantes. Linux 3.4 – 3.10
5.0.x 5.0.2, Lollipop Changement majeur de l'interface système (passage à Material Design), moteur d'exécution ART, support du 64 bits, Android TV, Android Auto, projet Volta, économiseur de batterie, OpenGL ES 3.1, module d’extension Android, notifications préliminaires avec Heads-up.
5.1.x 5.1.1, [30] Support de plusieurs cartes SIM, raccourci pour joindre un réseau Wi-Fi ou contrôler un appareil Bluetooth, protection par blocage en cas de perte ou vol, appel voix en haute définition, amélioration de la stabilité et des performances.
6.0 6.0.1, Marshmallow 5 octobre 2015 Autonomie en veille augmentée grâce au système « Doze », nouvelle animation de démarrage, Google Now on Tap, personnalisation par System UI Tuner, gestion des autorisations, Android Pay, support natif des lecteurs d’empreintes digitales. Linux 3.10 – 3.18
7.x 7.1.1, Nougat[1] Version 7.0 : mode multi-fenêtres, amélioration de « Doze », mode « nuit », révision du centre de notifications, ajout d’un bouton « tout effacer » au multitâche.

Version 7.1 : ajout des raccourcis d’applications, menu d’actions rapides (en maintenant l’icône d’une application sur le lanceur). Passage aux mises à jour trimestrielles. Arrivée de l’Assistant Google (uniquement sur la nouvelle gamme de téléphones Google Pixel).

Linux 3.18 – Linux 4.4
8.0.x 8.0.0,

21 août2017

Oreo 21 août 2017 Arrivée des nouveaux émojis de Google qui remplacent les blob, démarrage plus rapide des appareils, possibilité de configurer une limite d'éxecution des applications en arrière plan, remplissage automatiques au sein des applications (avec la permission de l'utilisateur), arrivée du picture-in-picture (possiblité d'incruster une application en superposition), badges de notifications sur l'écran d'accueil, sortie de la fonctionnalité Instant Apps qui permet de tester une application sans avoir à l'installer. Linux 4.4

– Linux 4.9

Andy Rubin, le vice-président ingénierie de chez Google, déclara après la sortie de Gingerbread que le rythme des mises à jour d’Android serait plus lent. Ainsi, il devrait y avoir une nouvelle version par année[31]. Une sculpture d'un bugdroid, accompagnée par une sculpture de chaque pâtisserie utilisée comme nom de code des différentes versions d'android est placée devant le centre de développement Google. La livraison d'une sculpture est le signe de la sortie prochaine d'une nouvelle version. La sculpture du gingerbread fut livrée le [32] et celle d’Ice Cream Sandwich le [33]. Une erreur d’envoi d’un courriel à la mi-juillet 2008 dévoila qu’il existait des versions cachées à la communauté et réservées aux vainqueurs de concours de développement. Cette erreur soulèva des rumeurs et les foudres de la communauté[34].

Graphique illustrant la part de chaque version d’Android sur le Google Play Store.

  •      Nougat (13,5%)
  •      Marshmallow (32,3%)
  •      Lollipop (29,2%)
  •      KitKat (16,0%)
  •      Jelly Bean (7,6%)
  •      Ice Cream Sandwich (0,7%)
  •      Gingerbread (0,7%)
Popularité des différentes versions sur le Google Play Store* le [35]

*Basée sur le nombre d'appareils Android qui se sont connectés au Google Play Store dans une période de sept jours se terminant à la date de collecte des données. Les versions avec un pourcentage inférieur à 0,1 % ne sont pas représentées ou comptées.

Version Nom de code Date de sortie Version API  %
2.3.3 - 2.3.7 Gingerbread 10 0,7 %
4.0.3 - 4.0.4 Ice Cream Sandwich 15 0,7 %
4.1.x Jelly Bean 16 2,7 %
4.2.x 17 3,8 %
4.3 18 1,1 %
4.4 KitKat 19 16,0 %
5.0 Lollipop 21 7,4 %
5.1 22 21,8 %
6.0 Marshmallow 23 32,3 %
7.0 Nougat 24 12,3 %
7.1 25 1,2 %

Appel à la communauté du logiciel libre

Dans le message vidéo de présentation d'Android, Sergueï Brin a indiqué que Google comptait sur la communauté des développeurs de logiciels libres et de logiciels à code source ouvert pour créer un système d'exploitation novateur grâce au SDK. Il indiqua aussi qu'une prime globale de 10 millions de dollars[36] serait attribuée aux développeurs des meilleures applications dans le cadre de l’Android Developer Challenge.

Le , Google annonce la liste des cinquante applications retenues dans le cadre de ce concours. Ces 50 applications font pour la plupart appel à des services de géolocalisation et de réseaux sociaux.

Tous les participants se voient alors remettre la somme de 25 000 dollars par projet afin de poursuivre le développement. La deuxième partie du défi est alors lancée dans le but de retenir 20 projets finaux en les finançant à hauteur de 275 000 dollars pour les dix premiers et 100 000 dollars pour les dix autres.

Une vidéo de présentation d'Android[37] fut mise en ligne le , jour de la publication du code source par Google[38] et la liste des applications gagnantes du premier Android Developer Challenge[39] a été publiée par Google.

Les soumissions du deuxième Android Developer Challenge ont pris fin le et les résultats finaux ont été dévoilés en . Depuis, aucune autre édition du Android Developer Challenge n’eut lieue.

Utilisation

L’écran d’accueil d’Android 4.0.

Après l'introduction d'un code personnel (un code PIN par exemple), les appareils équipés d'Android affichent un écran d'accueil qui sert de point de départ à partir duquel l'utilisateur peut accéder aux applications. Le contenu de cet écran peut être librement personnalisé par l'utilisateur et est souvent personnalisé par les fabricants[40] ; il se comporte comme une pile de feuilles qui peuvent être glissées l'une sur l'autre avec le doigt. En haut de l'écran d'accueil se trouvent différentes icônes d'avertissement et d'état qui permettent par exemple de contrôler le niveau de la batterie et la disponibilité des réseaux[41].

Depuis cet écran d'accueil, une icône permet à l'utilisateur d'accéder à l'écran de launcher : sur cet écran est affichée la liste de toutes les applications installées dans l'appareil, que l'utilisateur pourra éventuellement ajouter à l'écran d'accueil. Lorsqu'une application est exécutée, l'écran de l'application sera affiché en lieu et place de l'écran d'accueil, et un bouton permet à l’utilisateur d’y revenir[41].

Les gestes reconnus par l'écran tactile des appareils Android sont : toucher l'écran, enfoncer (toucher et maintenir le doigt en contact avec l'écran), déplacer (enfoncer et puis déplacer le doigt en restant en contact avec l'écran), glisser (déplacer le doigt en contact avec l'écran sans s'arrêter), double frappe (toucher deux fois de suite un dessin à l'écran dans un délai très court), pincer (mettre deux doigts en contact avec l'écran, puis les rapprocher) et tourner l'écran (changer la position du téléphone, le poser sur le dessus ou sur le côté)[41].

Lorsque l’utilisateur doit entrer un texte, Android affiche en bas de l’écran le clavier virtuel — la simulation d’un clavier d'ordinateur. Ce clavier comporte une fonction copier-coller ainsi qu’une de reconnaissance vocale qui permet à l’utilisateur de dicter un texte oralement plutôt que de devoir se servir des touches[41].

Applications intégrées

Android AOSP (code source) comporte de nombreuses applications incorporées parmi lesquelles on compte l'application Téléphone, qui permet d'émettre ou de recevoir des appels téléphoniques, l’application Contacts, qui est un carnet d'adresses, une application E-Mail permettant d’envoyer et de recevoir des courriers électroniques, Agenda, un calendrier sur lequel l’utilisateur peut inscrire des événements et être rappelé le moment venu, l’application SMS/MMS (ou Messagerie sur certaines versions) pour envoyer des messages SMS ou MMS.

Le système d’exploitation comporte également un navigateur web nommé Internet, une application pour prendre des photos et des vidéos ainsi qu’une Galerie pour consulter les photos et vidéos prises avec l’application Appareil Photo, une application pour écouter de la musique, une horloge, une calculatrice, ainsi qu’une application Paramètres permettant à l’utilisateur d’effectuer différentes opérations de maintenance et de configuration de l’appareil notamment activer ou non l’exploitation des réseaux Wi-Fi et Bluetooth, changer le volume et la mélodie de la sonnerie, désinstaller des applications, formater les cartes mémoire, modifier la disposition du clavier virtuel, régler l’heure, ou obtenir des informations techniques telles que la version d’Android et le numéro de série de l’appareil.

Vient ensuite une version modifiée par les constructeurs de leur plein gré, sur laquelle est ajoutée la suite Google Apps, un ensemble d’applications qui comprend les applications Services Google Play, celle-ci permet la gestion de l’écosystème Google au sein de l’appareil (ajout de compte etc…), Google, le moteur de recherche. Mais aussi YouTube, le service de cartographie Maps, le marché d’applications Play Store avec ses déclinaisons Play Films & Séries, Play Musique, Play Jeux, Play Livres, et Play Kiosque (des versions sont ignorées sur certains appareils), le service de courriel Gmail, l’application de messages Android Messages, le réseau social Google+, le navigateur Chrome, la galerie de photographie Google Photos et l’application Paramètres Google qui permet de gérer son compte Google mais aussi des paramètres en lien avec l’association de son compte Google avec le terminal.

Il existe également certains constructeurs qui modifient Android pour y ajouter leurs applications personnalisées comme ils le font en y ajoutant les Google Apps.

Applications déplaçables

Android permet de déplacer au complet ou en partie des applications sur des supports mémoire externes comme la carte microSD ou même sur un support USB grâce à L'USB OTG. Cette possibilité repose sur les permissions et paramètres contenus dans le fichier manifeste (AndroidManifest.xml) de l'application qui l’autorise, le privilégie ou l'interdit. Cela permet d’optimiser l’utilisation de terminaux anciens ou d’entrée de gamme disposant de peu de mémoire interne.[42]

Cependant, certaines applications comme Link2SD permettent de contourner les règles fixées lors du développement à l'aide d'un accès root le plus souvent, et de forcer à déplacer les applications sur un support externe contrairement aux indications données par le fichier manifeste.

Google Play

Logotype actuel de Google Play.

Google Play est le magasin en ligne de Google. Celui-ci permet de télécharger des applications, des livres, des films ou de la musique, payants ou non. Il est aussi possible de les noter et de les commenter. En , il y avait plus de 520 000 applications sur Android Market, dont 65 % sont gratuites[43].

Les applications sont écrites en Java ou en C++ et peuvent être distribuées autrement que via l’Android Market. Pour simplifier le développement des applications, Google avait développé une interface web nommée App Inventor et permettant de développer facilement une application qui pourra ensuite être disponible sur l’Android Market[44]. Ce service est désormais fermé depuis , mais repris en version bêta par le MIT.

Android Market a été remplacé par Google Play Store le .

Marchés d'applications indépendants

D'autres marques utilisent leur propre boutique d'applications en ligne, à défaut de ne pouvoir accéder au Play Store ou par complément au marché d'applications de Google.

Archos propose son service Appslib indépendant qui permet également de télécharger et installer des applications sur ses tablettes.

Sony propose le service PlayStation Suite qui permet de télécharger des jeux vidéo certifiés par l’entreprise uniquement pour les appareils fonctionnant sous Gingerbread[45].

Les smartphones disposant d'une puce Tegra ont accès à la zone Tegra, un magasin d'applications permettant de télécharger des applications dédiées aux téléphones sous Tegra. Il contient notamment des applications THD (Très Haute Définition).

Les smartphones Samsung disposent eux de Galaxy Apps (anciennement Samsung Apps). Un magasin d'applications sécurisé permet de télécharger des applications telles que Samsung Gear ou encore S Voice pour les appareils de Samsung sous Android.

La Free Software Foundation a quant à elle créé le service F-Droid (Android FOSS repository), un marché d'applications libres ne contenant que des applications libres (et gratuites)[46].

Versions alternatives

Android étant un système principalement ouvert, des versions alternatives aussi appelées ROM Custom (ou forks) se sont développées.

Les applications qui y sont proposées et les serveurs web qui permettent d’y accéder sont généralement en anglais, mais une communauté française réalise aussi des versions très bien conçues.

Ces systèmes modifiés proposent de nouvelles fonctions (photos, écran d’accueil, apparence de l'interface, autonomie, etc.) mais permettent surtout d’assurer le support. En effet, les constructeurs mettent à jour la version du système 2 à 3 fois durant la vie du téléphone et les ROM alternatives permettent donc de profiter des dernières versions d’Android et de bénéficier d’un support étendu.

Avantages :

  • disponibles sur un grand nombre de modèles de téléphones la diversité et le volume des ventes des Androphones étant sans limites ;
  • une personnalisation et un choix presque illimités ;
  • un téléphone globalement plus rapide puisqu'il est dépossédé des surcouches imposées par les constructeurs ;
  • des possibilités de sur-cadencement ou de sous-cadencement des composants afin d'obtenir un téléphone plus réactif, plus puissant ou plus autonome que la version originale ;
  • certains téléphones ne peuvent pas être mis à jour. Les versions alternatives permettent d'utiliser une version plus récente d’Android afin de rester à jour.

Inconvénients :

  • le principal reste la stabilité qui peut poser des conflits entre les processus et conduire au redémarrage intempestif du téléphone, ce problème étant de moins en moins fréquent avec Android 4.4 ;
  • certaines fonctionnalités sont plus lentes d'autres plus rapides parfois inexistantes (Appareil photo, touches en façade, réactivité de l'écran) ;
  • du fait du grand choix de ROM disponibles, l'utilisateur risque de perdre beaucoup de temps à sélectionner celle qui lui convient le mieux ;
  • l'utilisateur doit avoir les droits root ce qui entraîne généralement un risque de perte de la garantie du téléphone . Toutefois, l'Union européenne a voté des directives protectrices des consommateurs, en rendant illégale les clauses qui limitent les garanties pour ces raisons[47] .

Les principaux sites qui permettent d'y accéder sont généralement des forums de développeurs regroupant plusieurs Projets tels que XDA developers[48]

Développement

Ces ROMs ont bien souvent un développement dit participatif où une équipe de développeurs indépendants crée leur propre système. Ces ROMs évoluent sans cesse et sont mises à jour sur de nombreuses plateformes en tenant compte des retours des utilisateurs sur des bogues, des fonctionnalités ou paramètres supplémentaires.

Parmi ces ROMs, se trouvent :

  • LineageOS (connu précédemment sous le nom de CyanogenMod)[49], compatible avec de nombreux modèles du marché, dont la base est open source (sauf les drivers/pilotes) et qui offre une alternative épurée de certaines fonctionnalités dites « malveillantes » ;
  • Replicant qui est orienté 100 % libre et qui ne contient aucun paquet propriétaire. Replicant offre aussi une alternative épurée de certaines fonctionnalités dites « malveillantes » mais est compatible avec peu de modèles sur le marché (par exemple l'OpenMoko). De plus, il n'est pleinement fonctionnel sur aucun des modèles compatibles ;
  • les ROMs dites AOSP (pour peu ou pas modifiées « Android Open Source Project ») qui conservent le système original proposé par Google en y ajoutant le moins de modifications possibles sauf celles nécessaires à l'adaptation du système sur un modèle spécifique de téléphones.

Évolution

Ces versions alternatives peuvent même donner lieu à la création d'un téléphone spécialement dédié. C'est le cas par exemple du OnePlus One[50] de OnePlus qui embarque une version du système développée par l’équipe CyanogenMod.

D’autres téléphones voient le jour ou sont en développement tels que le BlackPhone [51] qui lui est tourné vers une sécurité accrue du système.

Différents supports

Règles communes

Le projet Android définit un support compatible comme étant un support capable d'exécuter n'importe quelle application Android[52]. Pour permettre aux fabricants d'y parvenir, le projet Android réalise le Compatibility Program (programme de compatibilité).

Il détaille ses objectifs ainsi[53] :

  • fournir aux développeurs un environnement cohérent quant aux matériels et aux applications ;
  • fournir aux utilisateurs un environnement applicatif cohérent ;
  • permettre aux fabricants de se différencier tout en restant compatibles ;
  • minimiser les coûts associés au respect de la compatibilité.

Les composantes précisées dans ce programme[54] sont :

  • l’écran ;
  • le clavier ;
  • les différents capteurs : accéléromètres, magnétomètre, GPS, gyroscope, baromètre, thermomètre (mais il est déconseillé) et détecteur de proximité ;
  • différents mode de connexion ;
  • la caméra ;
  • la carte mémoire ;
  • le port USB.

Une fois qu'Android pilote l'équipement, il faut mener ses éventuelles mises à jour.

À titre d'exemple, voici les étapes que cela implique à la société Sony Ericsson[55], une fois que les sources d’une nouvelle version d’Android sont disponibles :

  • le phase de préparation, avec la mise à jour des outils de développement, de la couche d'abstraction matérielle, des correctifs propres au constructeur, de la localisation et enfin des tests ;
  • le phase de certification et d’approbation, avec le respect des règlements des différents pays et contextes d’usage, et vérifications internes dans les domaines que Sony considère stratégiques ;
  • la phase opérateurs : enfin, intégrer les personnalisations des diffuseurs et opérateurs et rendre la mise à jour disponible auprès des utilisateurs.

Smartphones

Des téléphones sous différentes versions d’Android: Jelly Bean (4.1 → 4.3), KitKat (4.4) et Lollipop (5.x).

Le premier mobile commercialisé sous Android fut le HTC G1/Dream produit par la firme Taïwanaise HTC, lancé aux États-Unis sur le réseau T-Mobile le .

En France, le premier mobile sous Android fut commercialisé par Orange avec le HTC Dream depuis le . Le HTC Magic est arrivé début chez SFR, suivi par le Samsung Galaxy (ou i7500) chez Bouygues. Le HTC Hero, disponible fin hors abonnement, bénéficie de Sense, un habillage particulier de l'interface propre à HTC. Son successeur, le HTC Legend, fut commercialisé sur le marché européen en avril 2010 avec la version 2.1 d’Android et, comme le Hero, il bénéficia de Sense.

En novembre 2009, Motorola lança aux États-Unis le Droid (commercialisé ailleurs dans le monde sous le nom de Motorola Milestone), le premier téléphone muni de la version 2.0 d’Android (nom de code Éclair). L’appareil qui trouva 250 000 acheteurs une semaine après son lancement[56] fut lancé au Canada début sur le réseau de Telus[57].

Au Canada, les téléphones cellulaires sous Android furent rapidement disponibles chez Rogers Communications, Bell, Telus et Vidéotron, ainsi que chez certaines de leurs filiales respectives[58]. Le premier opérateur à avoir offert un téléphone muni d’Android fut toutefois Rogers, avec le HTC Dream et le HTC Magic.

Le Google annonça le Nexus One, téléphone conçu par la firme de Mountain View et sous-traité à HTC. Doté de caractéristiques alors assez impressionnantes (écran AMOLED de 3,7 pouces, processeur de 1 GHz, 512 Mo de mémoire RAM et Android 2.1), il devait également avoir l’avantage de recevoir directement ses mises à jour de Google, c'est-à-dire très rapidement. Il fut en effet le premier téléphone cellulaire à bénéficier d’Android 2.2 Froyo en . Cependant, ses ventes ne furent pas été exceptionnelles avec environ 20 000 exemplaires vendus la semaine de sa sortie.

En décembre 2010, Samsung fabrique le Nexus S conçu par Google sous Android 2.3, et le mois de sa sortie celui-ci fut envoyé à une altitude de 32 000 mètres[59]. Google annonça passer les 300 000 activations par jour.

Le , Samsung et Google dévoilèrent le Galaxy Nexus, premier smartphone sous Android 4 « Ice Cream Sandwich ». Celui-ci intègre le déverrouillage par reconnaissance faciale, l'utilisation de boutons virtuels et un système de reconnaissance vocale avancé[60].

Certains développeurs réussirent à porter Android sur d’autres téléphones comme le Nokia N9, dont le portage fut réalisé début 2012[61], ou l’iPhone dont le portage fut réalisé début par David Wang, le portage ayant été effectué avec plusieurs versions. Les informaticiens ont alors fait part d'une avancée[62],[63].

En 2012, Google sortit en partenariat avec LG le Nexus 4, un téléphone haut de gamme qui fut le tout premier à bénéficier de la version 4.2 d’Android[64].

Le , Google sortit le LG Nexus 5 équipé d’Android 4.4 (KitKat) et supportant la 4G.

En 2014, Google sortit, en partenariat avec Motorola, le Nexus 6 qui est le premier à avoir la version Android 5.0 Lollipop.

En 2015, LG s’associa de nouveau à Google en lançant le Nexus 5X, qui remplace le Nexus 5. Le Nexus 6 sera remplacé par le Nexus 6P fabriqué par Huawei (constructeur chinois de smartphones). Ces deux téléphones sont les premiers à disposer d’Android 6.0, alias “Marshmallow”.

Le , Google annonça deux smartphones: les Pixel et Pixel XL. Fabriqués par HTC mais entièrement développés par Google, ils marquèrent un tournant pour le géant qui s’implique ainsi beaucoup plus dans la conception des appareils. Sous Android Nougat, ils embarquent en exclusivité le Pixel Launcher, l’interface de Google, ainsi qu’une assistance virtuelle 24h/24, 7j/7. Ils se démarquent des Nexus par un prix à la hausse et ont pour objectif d’attaquer frontalement les iPhone 7 et iPhone 7 Plus d’Apple.

Téléviseurs

La première télévision sous Android fut dévoilée le . Celle-ci est développée par l’entreprise suédoise People of Lava et se nomme Scandinavia. Elle possède les applications Facebook, YouTube, Google Maps et Twitter, possède un navigateur Web ainsi qu’un client de messagerie électronique[65].

Le , Google présenta lors de sa conférence I/O le concept Google TV, les télévisions présentées précédemment ne faisant pas partie du projet en lui-même Google TV[66].

La conférence I/O 2014 introduisit Android TV, nouvel essai de Google dans la télévision après l’échec commercial du Nexus Q et de la Google TV.

Tablettes

En , Samsung présenta à l’IFA de Berlin le Samsung Galaxy Tab, tournant sous Android 2.2 (FroYo) et sortie fin 2010. Archos avec sa 7e génération de tablettes internet introduisit Android (lancée en ). Dans la même lignée, les tablettes Archos de la génération 8 (Gen 8) intègrent Android 2.2 (FroYo).

Motorola présenta au CES 2011 la Xoom, première tablette bénéficiant d’Honeycomb (Android 3.0), la nouvelle version du système mobile de Google. Elle y reçut le prix de la meilleure innovation. S’ensuivirent de nombreuses tablettes sous Android Honeycomb proposées par plusieurs constructeurs, dont Samsung, Acer, Asus, Toshiba et Sony.

Android fut porté sur d’autres appareils comme la HP TouchPad, portage réalisé début 2012 avec la version 9 de CyanogenMod, basé sur Ice Cream Sandwich[67] et fin 2011 avec la version 7 de CyanogenMod basé sur Gingerbread[68].

En , Google lança un partenariat avec Asus pour fabriquer la Nexus 7[69], une tablette multimédia à faible coût et la première de Google.

Trois mois plus tard, la Nexus 10, tablette 10 pouces fabriquée par Samsung, est présentée en même temps que le Nexus 4, fabriqué par LG. Elle propose une définition d'écran record pour une tablette (2 560 × 1 600 pixels) ainsi qu'un processeur double-cœur Exynos fabriqué par Samsung et cadencé à 1,7 GHz. Comme tous les produits Nexus 2012, la tablette propose un très bon rapport qualité/prix à savoir 399 pour 16 Go et 499 pour 32 Go. Elle est disponible à la vente sur le Play Store depuis le . Cependant, à cause d'une demande plus importante que prévue, elle se retrouva très rapidement en rupture de stock.

En , Google présenta, en même temps qu’Android 4.3 « Jelly Bean », la version 2013 de la Nexus 7, conçue une nouvelle fois par Asus.

En , Google présenta en même temps que la version Android 5 Lollipop le Nexus 6 et la tablette Nexus 9 conçue par HTC.

Console de jeux vidéo

À partir de , DEA commercialisa sous le nom de MyPlay une console de jeux vidéo portable sous Android[70][réf. insuffisante]. Archos a aussi commercialisé une tablette/console nommée GamePad[71]. En [72] ce sera au tour de Boxer8 de sortir leur console Ouya, basé sur le free to play. Nvidia a sorti une machine portable, la Nvidia Shield, qui tourne sous Android et est basée sur son nouveau processeur graphique pour mobile : Tegra 4.

Montres

En 2013, le cabinet d'étude Strategy Analytics évalua à 61 % les parts de marchés d'Android sur le marché des montres connectées[73]. Le , Google dévoila Android Wear, une version modifiée d'android, dédiée au Smartwatches, le SDK de la première version est disponible depuis la conférence Google I/O 2014, quelques jours plus tard, LG commercialise sa G Watch et Samsung une Gear Live. Motorola a aussi dévoilé sa montre, la Moto 360, qui a su faire parler d'elle pour son cadran rond et son design.

Stratégie de Google

Avancement

En initiant le débat sur l'avenir de l'industrie du mobile, il apparaît que Google souhaite élargir autant que possible l'accès des utilisateurs à une grande variété de services comme les cartes géographiques, les réseaux sociaux ou le partage de vidéos. Pour arriver à ses fins, le géant de la recherche sur le net va devoir surmonter les résistances des opérateurs de téléphonie cellulaire.

Au vu de la concurrence avec Apple, Google a décidé d’iconiser son OS en lançant le Nexus One, fabriqué par HTC. Il en suivra sept autres: le Nexus S, le Galaxy Nexus (qui est le premier smartphone Android Ice Cream Sandwich en natif), le Nexus 4, et le Nexus 5 fabriqués par LG, et enfin les Nexus 6 fabriqués par Motorola[74] et Nexus 6P fabriqués par Huawei[75]. Ce sont des téléphones intelligents qui bénéficient des dernières versions de l'OS de Google et d'une interface pure dépourvue de sur-couche constructeur.

Le l’ancien directeur de l’interface de WebOS, Matias Duarte, rejoingnit l'équipe d'Android après le rachat de Palm par HP[76].

Problèmes juridiques

En , la commissaire européenne à la concurrence accusa Google de position dominante en mettant en cause son système d’exploitation Android. Il est en effet reproché au système d'exploitation de permettre à Google de mettre ses services en position de monopole en les proposant par défaut, quelle que soit la marque de l'appareil ou le type de personnalisation du système d’exploitation par les fabricants. Selon Bruxelles, cela aurait un impact direct sur le consommateur qui se retrouverait limité par rapport aux nombreuses applications et services tiers qui pourraient être proposés par la concurrence[77].

Alliances et concurrence

Afin de promouvoir ce système d'exploitation, Google a su fédérer autour de lui une trentaine de partenaires réunis au sein de l'Open Handset Alliance.

Ils ont comme principaux concurrents :

Anciens concurrents :

  • Jusqu'en , HP concurrençait Google avec webOS, date où HP décida d’arrêter de vendre des appareils avec ce système. Depuis 2013, HP utilise aussi Android sur sa gamme de tablettes Slate.

Android s'impose sur le marché des téléphones intelligents, car aux États-Unis le nombre de téléphones tournant sous Android vendus au premier trimestre 2010 avait dépassé celui d'Apple (troisième), se plaçant en deuxième position derrière Blackberry[78].

La majorité des constructeurs utilisent Android avec les trois exceptions notables de Nokia (même si les Nokia X sont équipés d'Android depuis début 2014) qui lui préfère d’autres systèmes (Meltemi, Symbian, Windows Phone) et d'autre part de Blackberry et Apple, qui possèdent leur propre système d'exploitation mobile. Tous les autres fabricants ont sorti au moins un matériel équipé d’Android. Ce sont, entre autres, ZTE, Huawei, Acer, HTC, LG, Samsung, Archos, Sony, Dell, Motorola, Fujitsu, Sharp

Steve Jobs, l'ancien patron d'Apple qui voyait d’un mauvais œil la montée d'Android (promit selon beaucoup d’analystes à une domination dans le domaine des téléphones intelligents)[79] avait réorienté la question d’un journaliste le à propos du caractère verrouillé de l’App store[80] en une attaque envers l’Android Market qui contient des applications à caractère pornographique, aujourd'hui supprimées[81],[82].

Android Device Manager

Il s'agit d'un service antivol et anti-perte permettant de contrôler à distance les supports mobiles incluant les services Google Play et utilisant le système Android. Lancé à l’ par les équipes de Google sur le web uniquement, le service existe sous la forme d'une application mobile depuis [83]. Il permet de connaître le niveau de batterie, la position, mais aussi de faire sonner, de verrouiller et de réinitialiser à distance le ou les terminaux Android associés à son compte Google[84].

Android Wear

Le , Sundar Pichai annonça le lancement d’Android Wear, une version du système d’exploitation spécifiquement conçu pour faire fonctionner les technologies mettables, en particulier les montres intelligentes[85]. Les montres intelligentes et Android Wear fonctionnent avec n'importe quel périphérique Android indifféremment de la marque.

Litige Oracle-Java

En , Oracle assigna Google en justice à propos de son système d’exploitation mobile pour violation de brevet à propos du langage de programmation Java. À noter que l’entreprise avait racheté Sun, qui possédait ce brevet, moins d’un an avant cette annonce[86].

Diverses tentatives d’accord à l’amiable entre les deux entreprises échouèrent et Oracle réclama à Google 2,6 milliards de dollars de dédommagements. Aussi, la justice américaine accepta de tenir un procès avec jury mais le repoussa à 2012[87].

Le procès se termina le et Google fut reconnue non coupable de violation des brevets d’Oracle par les dix jurés du tribunal à San Francisco, mettant un terme à un long procès qui aurait pu se solder par plus d’un milliard de dollars de dédommagement[88].

Rentabilité

Mascotte d'Android faite avec des canettes à New York.

Android est rentable pour Google depuis le [89] et son vice-président sénior considère qu’Android aura rapporté plus d’un milliard de dollars de revenus à la fin de l’année 2010[90].

D’après Millennial Media, Android génère plus de revenus publicitaires qu’iOS depuis [91]. Pour David Lawee, « l’achat d’Android est la meilleure affaire de Google »[92].

Pour les développeurs d'applications, la rentabilité qu'offre Android est moins nette, surtout si on la compare avec l'offre de son concurrent l’App Store sur iOS. Si la plateforme Android a aujourd'hui plus de succès, si le nombre d'appareils est plus important, il est cependant plus difficile de transformer ce potentiel en ventes. Il semble que ce soit parce que les utilisateurs d'Android sont plus récents alors que les utilisateurs d’iOS sont une base établie, que le marché Android est plus libre alors que chaque compte iOS est directement associé à un moyen de paiement, alors que le système Android a une plus grande diversité qu’iOS[93],[94].

Dates Activations quotidiennes
Décembre 2011 700 000[95]
Juin 2012 1 000 000[96]
Septembre 2012 1 300 000[97]
Avril 2013 1 500 000 [98]
Mai 2015 3 500 000
Janvier 2016 ?

Notes et références

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes