Bernard Stiegler

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Bernard Stiegler
Bernard Stiegler en 2004.
Fonction
Directeur
Institut de recherche et coordination acoustique/musique
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Directeur de thèse
Influencé par
Œuvres principales
La Technique et le temps, tome 1 : La Faute d’Épiméthée (d)

Bernard Stiegler, né le à Villebon-sur-Yvette (Essonne), est un philosophe français qui axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles — sociales, politiques, économiques, psychologiques — portées par le développement technologique et notamment les technologies numériques[1].

Bernard Stiegler, lors des 11e ROUMICS[2] en 2014 à Lille, discutant de la question du « Bien commun » avec Amandine Piron[3] ; Michel Bauwens ; Michel Briand[4] ; Simon Sarazin[5] et Emmanuel Vandamme[6].

Fondateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l'Institut de recherche et d'innovation (IRI) qu'il a créé au sein du centre Georges-Pompidou.

Éléments biographiques

Du PCF à la prison

Il est né d'un père électronicien et d'une mère employée de banque[7]. Bernard Stiegler grandit à Sarcelles[8] il ne peut continuer ses études après la classe de seconde[7]. Il commence, en 1969, des études (qu'il n'achèvera pas) d'assistant réalisateur au Conservatoire libre du cinéma français et poursuit, en 1973, par un stage d'analyste programmeur à l'IRIA (aujourd'hui dénommé INRIA). Il exerce alors ponctuellement différents métiers : ouvrier agricole, serveur[7]. Après mai 68 et jusqu'en 1976, il est adhérent au Parti communiste français[9].

Dès 1976, il attaque une banque à main armée. Suivront trois autres braquages, dont le quatrième s'achève par son arrestation en flagrant délit par une patrouille de police. Il est condamné à cinq ans de prison, et avouera : « J'aurais pu en prendre pour quinze ans mais j'avais un très bon avocat »[10]. Entre 1978 et 1983, il est incarcéré à la prison Saint-Michel de Toulouse, puis au centre de détention de Muret. Pendant son séjour carcéral, il suit par correspondance des études de philosophie à l'université Toulouse II-Le Mirail et reçoit le soutien de Jacques Derrida. Il aide aussi des codétenus à passer le baccalauréat. Plus tard, dans un essai publié en 2003 intitulé Passer à l'acte, il évoque cette incarcération, provoquée par un « passage à l'acte » accidentel, et surtout la véritable ascèse qu'il s'est imposée pour sa formation philosophique, ce qu'il nomme « mon devenir-philosophe en acte », qui « fut l’effet d’une anamnèse produite par une situation objective dans le cours accidentel de mon existence. [...] cinq années de pratique philosophique, de phénoménologie expérimentale, et de passage aux limites de la phénoménologie, après ce “passage à l’acte” qui n’avait, en soi, strictement rien de philosophique. On doit toujours être prêt à philosopher à mort, comme le fait Socrate, et philosopher dans le mourir qu’est une vie ; mais “une vie”, cela veut dire ici une existence et une facticité, c’est-à-dire une accidentalité. »[11]

Les années 1980

En 1983, il est consultant au cabinet TEN, spécialisé dans les questions de développement technologique et urbain.

En 1984, il est élu pour six ans directeur des programmes de recherche au Collège international de philosophie puis, en 1985, chargé par le ministère de la Recherche d'une étude sur les enjeux des technologies de l'information et de la communication.

En 1987, il conçoit l'exposition « Mémoires du futur » et en assure le commissariat au Centre Georges-Pompidou.

Enseignant-chercheur à l'Université de technologie de Compiègne en 1988, Bernard Stiegler est chargé d'un séminaire à l'École d'architecture de Marseille-Luminy, sur les instruments de communication assistée par ordinateur et sur l'image numérique.

En 1989, il est chargé de constituer et présider un groupe de recherches auprès de la Bibliothèque nationale de France pour la conception de postes de lecture assistée par ordinateur. Ce travail donnera lieu à de nombreuses publications, et à la réalisation d'un prototype industriel par la société AIS Berger-Levrault. Un changement de gouvernement et un changement de direction à la BNF, en 1993, interrompent le projet.

Les années 1990

En 1990, Bernard Stiegler est chargé d'écrire le scénario de l'exposition du pavillon français à l'Exposition universelle de 1992 à Séville.

Sous la direction de Jacques Derrida, Bernard Stiegler soutient sa thèse à l'École des hautes études en sciences sociales en 1993 et obtient un doctorat de philosophie[12].

Professeur associé, et directeur de l'unité de recherche qu'il a fondée en 1993, « Connaissances, organisations et systèmes techniques » à l'Université de technologie de Compiègne (UTC), Bernard Stiegler a été directeur général adjoint de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), puis directeur de l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) jusqu'à la fin 2005[13].

Il a lancé le projet LECAO (« lecture et écriture critiques assistées par ordinateur ») avec le soutien du ministère de la Recherche ; il a créé et lancé le séminaire de sciences et technologies cognitives de Compiègne, qui se poursuit depuis, chaque année, au cours de la dernière semaine de janvier, et qui aura reçu plus de mille doctorants et chercheurs français et étrangers ; il a lancé le programme OPEN (« outil personnalisable d'édition numérique », logiciel réalisé sur la base du logiciel 4D).

Les années 2000

Bernard Stiegler en 2014, en conversation avec Michel Bauwens, théoricien du Pair à pair, auteur et conférencier sur des sujets technologiques et culturels proches de ceux traités par Stiegler.

Bernard Stiegler poursuit son travail sur le numérique et la société, et publie de nombreux ouvrages.

En 2002, il est nommé directeur de l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM)[14]. Il y reste jusqu'au , date à laquelle il devient Directeur du développement culturel du Centre Pompidou[15].

Il est nommé pour trois ans membre du Conseil national du numérique (CNN) en janvier 2013[16].

Il est membre du Comité d’Orientation et de Prospective du Forum Vies Mobiles[17], "think tank" de la SNCF.

Vie privée

Bernard Stiegler est marié et père de quatre enfants. Sa fille née en 1971, Barbara Stiegler, maître de conférences au département de philosophie de l’université Bordeaux-Montaigne, est l'auteure de Nietzsche et la biologie (2001) et Nietzsche et la critique de la chair : Dionysos, Ariane, le Christ (2005)[18].

L'œuvre

Philosophie et technique

Selon Bernard Stiegler, la philosophie grecque se constitue en perdant la question de la technique. C'est en reléguant ce qu'elle surnomme la technique à un simple dehors que la philosophie crée ce dedans, cette enceinte de savoir plein à laquelle elle s'identifie. La philosophie grecque s'articule en se démarquant de ce qu'elle surnomme la technè, dont s'inspirent les sophistes. Ce dehors est supposé ne contribuer en rien au savoir plein du dedans, et n'a par conséquent de statut que comme auxiliaire. Le philosophe peut bien se servir de la technique (de l'écriture, par exemple), mais la technique n'est pas supposée participer à la constitution de la vérité philosophique. La technique n'a rien d'original ou d'originaire, elle est toujours dérivée, et elle est donc la supposition même de l'origine (la vie et le savoir pleins).

Toute « pensée » de la technique excède nécessairement les limites de la philosophie. Une approche « pensante » de la technique ne peut que toucher aux bords de la pensée, ne peut que mettre en péril les schémas philosophiques.

La question de l'homme

Selon Stiegler, la technique doit être appréhendée comme une constituante anthropologique. La technicité participe originairement à la constitution de l'homme (l’hominisation). C'est pourquoi l'homme n'a d'essence que par accident : « L'homme est cet accident d’auto mobilité que provoque une panne d'essence ». L'homme est ce vivant qui n'a de qualités que dans un ajout originaire d'artificialité. Son essence est faite d’artefacts. Sa nature est originairement secondaire. Si l'essence de l'homme (sa destination, ses fins) est « artéfactuelle », elle est toujours sujet de débat, de controverse, de polémique et même de guerre : les hommes ne peuvent que se disputer sur leurs qualités. La technicité de l'homme contient toujours le risque du combat, amical ou belliqueux. Ce risque est sans fin.

C'est ainsi que la constitution technique (ou factice) de l'homme fait la nature politique de l'homme : la technicité, c'est la question de l'essence de l'homme (fins, destination, origine : des questions philosophiques, donc), ainsi que la question politique (comment vivre ensemble ?).

Publications

(Voir aussi bibliographie sur le site d'Ars Industrialis[19].)

De Bernard Stiegler

  • La Technique et le temps, tome 1 : La Faute d’Épiméthée, Paris, Galilée, 1994 (ISBN 2718604409)
  • La Technique et le temps, tome 2 : La Désorientation, Paris, Galilée, 1996 (ISBN 2718604689)
  • Échographies de la télévision, entretiens filmés avec Jacques Derrida, 1996 (ISBN 2718604808)
  • La Technique et le Temps, tome 3 : Le Temps du cinéma et la Question du mal-être, Paris, Galilée, 2001 (ISBN 2718605634)
  • Passer à l'acte, Paris, Galilée, 2003 (ISBN 2718606169)
  • Aimer, s'aimer, nous aimer : du 11 septembre au 21 avril, Paris, Galilée, 2003 (ISBN 2718606290)
  • De la misère symbolique, tome 1 : L'Époque hyperindustrielle, Paris, Galilée, 2004 (ISBN 2718606355)
  • Philosopher par accident, entretiens avec Elie During, Paris, Galilée, 2004 (ISBN 2718606487)
  • Mécréance et Discrédit, tome 1 : La Décadence des démocraties industrielles, Paris, Galilée, 2004 (ISBN 2718606606)
  • avec Nicolas Donin, dir. et al., « Révolutions industrielles de la musique », Cahiers de médiologie no 18, 2004 (ISBN 2213621411)
  • De la misère symbolique, tome 2 : La Catastrophe du sensible, Paris, Galilée, 2005 (ISBN 2718606347)
  • Constituer l'Europe, tome 1 : Dans un monde sans vergogne, Paris, Galilée, 2005 (ISBN 2718606894)
  • Constituer l'Europe, tome 2 : Le Motif européen, Paris, Galilée, 2005 (ISBN 2718606908)
  • Mécréance et Discrédit, tome 2 : Les Sociétés incontrôlables d'individus désaffectés, Paris, Galilée, 2006 (ISBN 2718607068)
  • Mécréance et Discrédit, tome 3 : L'Esprit perdu du capitalisme, Paris, Galilée, 2006 (ISBN 2718607157)
  • Des pieds et des mains. Petite conférence sur l'homme et son désir de grandir, Paris, Bayard, 2006 (ISBN 2227475668)
  • La Télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques, Paris, Flammarion, 2006 (ISBN 2082105695)
  • avec Marc Crépon, George Collins et Catherine Perret, Réenchanter le monde : la valeur esprit contre le populisme industriel, Paris, Flammarion, 2006 (ISBN 2082105857)
  • avec Marc Crépon, De la démocratie participative : fondements et limites, Paris, Mille et une Nuits, 2007 (ISBN 2755500336)
  • Prendre soin, de la jeunesse et des générations, Paris, Flammarion, 2008
  • Économie de l'hypermatériel et psychopouvoir, Entretiens avec Philippe Petit et Vincent Bontems, Paris, Mille et une Nuits, 2008
  • avec Alain Giffard et Christian Faure (historien), Pour en finir avec la mécroissance : quelques réflexions d’Ars industrialis, Paris, Flammarion, 2009
  • Pour une nouvelle critique de l'économie politique, Paris, Galilée, 2009
  • Repenser l'esthétique, pour une nouvelle époque du sensible, in C. Tron (dir.), Esthétique et société, Paris, L'Harmattan, 2009
  • avec Serge Tisseron, Faut-il interdire les écrans aux enfants ?, Paris, Mordicus, 2009
  • « La mécroissance », in Regards sur la crise : réflexions pour comprendre la crise… et en sortir, ouvrage collectif dirigé par Antoine Mercier, avec Alain Badiou, Miguel Benasayag, Rémi Brague, Dany-Robert Dufour, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay et al., Paris, Éditions Hermann, 2010
  • Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue, de la pharmacologie, Paris, Flammarion, 2010 (ISBN 9782081220355)
  • L'École, le numérique et la société qui vient, avec Denis Kambouchner, Philippe Meirieu, Julien Gautier, Guillaume Vergne, Paris, Fayard/Mille et une nuits, 2012
  • États de choc - Bêtise et savoir au XXIe siècle, Paris, Fayard/Mille et une nuits, 2012 (ISBN 9782755506457)
  • Pharmacologie du Front National, suivi du Vocabulaire d'Ars Industrialis par Victor Petit, Paris, Flammarion, 2013
  • (dir B. Stiegler) Digital studies: organologie des savoirs et technologies de la connaissance, FYP Editions, 2014
  • La Société automatique : 1. L'avenir du travail, Paris, Fayard, 2015, 300 p., (ISBN 978-2213685656)
  • L'emploi est mort, vive le travail! entretien avec Ariel Kyrou, Paris, Fayard/Mille et une nuits, 2015, 118 p., (ISBN 978-2755507461)
  • Dans la disruption : Comment ne pas devenir fou ?, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2016, comprenant aussi Entretien sur le christianisme (23 avril 2008), avec Bernard Stiegler, Alain Jugnon et Jean-Luc Nancy (ISBN 979-1020903624)
  • La toile que nous voulons, sous la direction de Bernard Stiegler, avec des textes de Julian Assange, Bernard Stiegler, Evgeny Morozov, Dominique Cardon, Paul Jorion, François Bon, Thomas Berns, Bruno Teboul, Ariel Kyrou, Yuk Hui, Harry Halpin, Pierre Guéhenneux, David Berry, Cristian S. Calude, Giuseppe Longo, Paris, FYP Éditions, collection « Nouveau monde industriel », 2017 (ISBN 978-2364051478)
  • La Technique et le temps. 1. La faute d’Épiméthée — 2. La désorientation — 3. Le temps du cinéma et la question du mal-être. Suivis de Le nouveau conflit des facultés et des fonctions dans l’Anthropocène, Paris, Fayard, 2018, 970 p. (ISBN 978-2213700878)
  • Qu’est-ce que panser ? 1. L’immense régression, Paris, Les Liens qui libèrent, 2018

Participations à des revues

  • Entrevue avec Bernard Stiegler, revue Gruppen n°5, GRUPPEN éditions, 2012 (ISBN 9782919103041)
  • "Nous avons a devenir la quasi-cause du rien, du nihil" Entretien_avec_Bernard_Stiegler, La Deleuziana, 2016/3.

Participations à des films

  • The Ister[20], 2004
  • Commentateur[21] dans le reportage Temps de cerveaux disponibles de Christophe Nick et Jean Robert Viallet[22], diffusé le 17 mars 2010 sur France 2.
  • Après la gauche[23] (2011), documentaire de Jeremy Forny sur les problèmes de la gauche en France et dans lequel intervient Stiegler.

Notes et références

  1. Interview de Bernard Stiegler par Bastamag, Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir », in Bastamag, publié le 20 mars, consulté le 22 mars 2012
  2. ROUMICS : « Rencontres Ouvertes du Multimédia et de l’Internet Citoyen et Solidaire ».
  3. Amandine Piron est cofondatrice de l'association Collporterre
  4. M. Briand a été élu brestois (1995-2014), est responsable d'internet et du multimédia et à Brest Métropole Océane, co-anime le magazine Innovation-pédagogique. Il est aussi membre du Conseil national du numérique, chargé de l'Économie sociale et solidaire et de l’aménagement numérique du territoire. Il travaille à Telecom Bretagne.
  5. Simon Sarazin travaille sur le thème des « communs », il est notamment cofondateur de la Coroutine, tiers-lieu lillois consacré au coworking et à la création de communs.
  6. Innovation sociale et numérique, Président d’ANIS, responsable du Pôle numérique de l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille
  7. « Bernard Stiegler, un philosophe pas comme les autres », suite101.fr, Frédéric Perrault, 31 mars 2012.
  8. Interview de Bernard Stiegler par Philosophie magazine, « Bernard Stiegler : « La prison a été ma grande maîtresse » », in Philosophie magazine
  9. Bibliographie, biographie et enregistrements audio et vidéo sur les pages de Bernard Stiegler.
  10. https://www.lemonde.fr/culture/article/2006/01/03/bernard-stiegler-un-philosophe-interactif_726857_3246.html
  11. Passer à l'acte, Galilée, 2003, quatrième de couverture.
  12. Notice d'autorité personne de la BNF.
  13. « Frank Madlener nommé directeur de l’Ircam (communiqué de presse) », Institut de recherche et coordination acoustique/musique,
  14. Bruno Serrou, « Bernard Stiegler, nouveau directeur de l’IRCAM », sur ResMusica,
  15. Michel Alberganti, « Bernard Stiegler, un philosophe interactif », sur Le Monde,
  16. Boris Manenti, « Le nouveau Conseil national du numérique dévoilé », sur nouvelobs.com, (consulté le 18 janvier 2013)
  17. « Le Comité d’Orientation et de Prospective du Forum Vies Mobiles », sur forumviesmobiles.org (consulté le 10 mars 2017)
  18. « Barbara Stiegler : Nietzsche et la critique de la chair », Anonyme, sur Actu philosophia, (consulté le 16 juin 2017).
  19. Bibliographie et Biographie sur le site d'Ars Industrialis
  20. The Ister sur le site theister.com.
  21. En partant de la phrase de Patrick Le Lay, ancien directeur de TF1, « ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible », Bernard Stiegler expose son analyse d'une société poussée à un comportement pulsionnel par des stratégies marketing à court-terme.
  22. Temps de cerveaux disponible.
  23. AlloCine, « Casting de Après la gauche » (consulté le 8 décembre 2017)

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Hugues Barthélémy, « De la finitude rétentionnelle. Sur La technique et le temps de Bernard Stiegler » in Pierre-Étienne Schmit et Pierre-Antoine Chardel (dir.), Phénoménologie et technique(s), Le Cercle herméneutique éditeur, 2008.
  • Jean-Hugues Barthélémy, « Memoria, Immaginazione e Tecnica nell’opera di B. Stiegler » (trad. M. Feyles), in Martino Feyles (dir.), Memoria, Immaginazione e tecnica, Rome, NEU, 2010, p. 189-198.
  • Jean-Hugues Barthélémy, « Penser après Simondon et par-delà Deleuze », Cahiers Simondon N° 2, Paris, L'Harmattan, 2010.
  • Jean-Hugues Barthélémy, "Individuation and knowledge. The refutation of idealism in Simondon’s Heritage in France", trad. M. Hayward & A. De Boever, SubStance, no 3, University of Wisconsin Press, 2012.
  • Alain Jugnon, Individu premier, Cinématographie de Bernard Stiegler, Bordeaux, Éditions de l’Attente, 2012.
  • Christina Howells, Gerald Moore (dir.), Stiegler and Technics, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2013.
  • Benoît Dillet, Alain Jugnon (dir.), Technologiques. La Pharmarcie de Bernard Stiegler, Nantes, Éditions Nouvelles Cécile Defaut, 2013.

Articles connexes

Liens externes