Lampe fluorescente

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Lampe fluo-compacte

La lampe fluorescente, appelée également lampe fluorescente compacte (LFC) ou plus simplement lampe fluo-compacte, est une adaptation du tube industriel à un usage domestique. C'est un tube fluorescent émettant de la lumière, dont le tube est miniaturisé, plié en deux, trois ou quatre, ou encore enroulé, doté d'un culot contenant un ballast électronique.

Elles ont les mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires, à la différence près que le tube n'est souvent pas interchangeable.

Historique

Peter Cooper Hewitt.

L'ancêtre de la lampe fluorescente moderne est la lampe mercure basse pression  inventée en 1901 par l'ingénieur américain Peter Cooper Hewitt . Restituant une lumière bleue verdâtre et émettant des rayons UV néfastes pour la peau, elle est alors utilisée pour des studios photographiques et pour l'industrie[1].

Edmund Germer , Friedrich Meyer et Hans Spanner brevettent une lampe à haute pression de mercure en 1926[2]. Pour corriger la couleur de la lumière, ils déposent une couche de substance fluorescente sur la face interne de l'ampoule[1].

Intérêts

Avantages

La lampe à fluorescence présente plusieurs avantages par rapport à la lampe à incandescence classique :

  • un meilleur coefficient de performance : la lampe à incandescence a une efficacité de 14 à 25 lumens par watt, alors que la lampe fluorescente a une efficacité de l'ordre de 60 à 70 lumens par watt (ainsi une lampe fluorescente de 11 W produira le même éclairage qu'une lampe à incandescence de 40 à 60 W)
  • une durée de vie de six à quinze fois plus longue que la lampe à incandescence[3] (soit 6 000 à 15 000 heures contre 1 000 heures).

Ainsi, bien que le prix d'achat soit supérieur à celui d'une lampe à incandescence, ses performances élevées en font un produit attractif à l'usage dès le premier achat pour le particulier. À l'échelle d'une nation, le bénéfice énergétique est important.

  • l'échauffement étant réduit, les risques de dégâts dus à la chaleur sont réduits proportionnellement (incendie, déformation des luminaires, etc.)
  • choix de la température de couleur

Inconvénients

Effet de papillotement[4] de la lampe fluorescente, rendu visible par l'enregistrement à 30 images par seconde de la caméra.

Les inconvénients des lampes basse consommation sont :

  • Ces lampes sont polluantes pour l'environnement en cas de rejet non contrôlé ou de casse à cause du mercure qu'elles contiennent. Elles sont considérées comme des déchets dangereux et doivent faire l'objet d'un recyclage spécifique[5].
  • Elles sont peu adaptées à un usage extérieur, notamment en cas de températures négatives.
  • Ces lampes ne sont pas forcément adaptées à certains contextes d'utilisation où le risque de bris est important (par exemple, les baladeuses) du fait que leur destruction accidentelle pourrait induire un risque pour la santé.
  • L'allumage et l'extinction trop répétitifs de la lampe diminuent la durée de vie de celle-ci[6].
  • Le rendu des couleurs (IRC), de l'ordre de 85, est moins bon que celui d'une lampe à incandescence. Certaines couleurs sont déformées, car le spectre de la lumière n'est pas complet. Par exemple, le rendu de la couleur de la peau est altéré. Mais il existe des ampoules dites « lumière du jour » qui ont un bon rendu colorimétrique, mais rarement disponibles dans le commerce courant[réf. nécessaire].
  • En raison de l'absence quasi généralisée[réf. à confirmer] de circuits correcteurs de facteur de puissance dans la partie redresseur des ballasts électroniques incorporés dans leurs culots, ces lampes absorbent un courant très déformé, conduisant à un taux de distorsion harmonique pouvant atteindre 150 % et un facteur de puissance très inférieur à l'unité (de l'ordre de 0,5)[7]. Un facteur de puissance inférieur à 1 implique qu'il y a un courant "en plus" qui n'est pas synchronisé avec la tension électrique - ce courant ne transmet aucune puissance (il n'est donc ni mesuré ni facturé avec des compteurs électriques standards) - mais génère quand même des pertes bien réelles dans le réseau de distribution final.
  • Coût énergétique de fabrication bien supérieur aux une lampes incandescentes à cause du ballast dont elles ont besoin, superflu dans une lampe incandescente.
  • Le flux lumineux clignote continuellement à une fréquence double de celle du courant d'alimentation (donc à 100Hz pour l'Europe où cette fréquence est de 50 Hz), comme pour les tubes fluorescents droits. Cet inconvénient, particulièrement perceptible en vision périphérique, peut produire une gêne oculaire, pouvant aller chez certains sujets sensibles jusqu'à la migraine.
  • L'allumage répété de la lampe augmente la consommation moyenne d'électricité. Comme pour touts les tubes fluorescents, la phase d'allumage est beaucoup plus énergivore que la phase de marche normale. Cette forme de lampe fluorescent, allumée brièvement et puis éteinte à de multiple reprises, n'est pas utilisée à son avantage ni du point de vu énergétique, ni par rapport à sa durée de vie. Cette problématique nouvelle découle de son utilisation chez les particuliers, par exemple lors des passages fréquents d'une pièce à l'autre. Alors que le tube fluorescent a longtemps été préféré pour son moindre coût énergétique dans les bureaux, magasins, usines et autres locaux collectifs - car laissé allumé en continu pendant de longues plages horaires[réf. nécessaire].
  • La majorité des lampes commercialisées sont incompatibles avec un variateur de puissance, et ne peuvent donc être utilisées qu'à pleine puissance.
  • Les dimensions (diamètre extérieur et longueur) sont différentes d'un modèle à un autre, mais elles sont généralement plus encombrantes qu'une ampoule à incandescence d'éclairage comparable, ce qui les rend souvent incompatibles avec les luminaires existants conçus pour des ampoules à incandescence.
  • Lors du démarrage la puissance lumineuse ne croît souvent que très lentement - plusieurs dizaine de secondes pour obtenir 80 % de la puissance finale - phénomène qui ne se manifeste généralement pas avec une ampoule neuve mais s'installe progressivement.
  • Le spectre lumineux n'est pas uniforme et présente des pics. Par conséquent l’éclairage produit ne semble pas confortable.

Débats autour de la présence de mercure

Le seul moment où un utilisateur peut être en contact avec le mercure contenu dans les lampes est lorsque le verre se casse.

La quantité de mercure présent dans ces lampes est faible et présenterait peu de danger à de telles concentrations[8]. Le fabricant de lampes Osram a effectué un test en cassant une lampe dans une pièce afin de mesurer la concentration de mercure. Cette concentration serait restée largement en dessous des valeurs légales autorisées sur un lieu de travail[9].

Une étude réalisée par l'Association Santé Environnement France est plus nuancée : cette étude montre que lors du bris d’une ampoule fluo-compacte, du mercure se dégage et ce quelle que soit l’ampoule testée. Une partie du mercure restant un temps contre les parois, celui-ci ne dégaze pas intégralement au moment même du bris mais la quasi-totalité du mercure est dégazée dans l’air de la pièce pendant la première heure suivant le bris. Il faut donc rester très prudent au moment de la récupération des morceaux d’ampoules et suivre un certain nombre de recommandations[10].

La procédure en cas de bris suivante, est proposée par ASEF complétée par les recommandations d'Osram[11] ainsi que la commission de sécurité des consommateurs[12],[13]:

  • Bien aérer la pièce en ouvrant la fenêtre et quitter celle-ci pendant 15 minutes avant de procéder au nettoyage. Coupez les éventuels systèmes de climatisation, VMC[note 1], etc. qui contribueraient à diffuser les vapeurs de mercure.
  • Si la lampe s'est brisée dans un luminaire, assurez-vous que le luminaire ne soit plus sous tension pour éviter de vous électrocuter.
  • Rassemblez tous les morceaux de la lampe, en balayant. Attention à ne pas utiliser d’aspirateur pour nettoyer les débris car cela peut contribuer à répandre le mercure à travers la pièce en plus de contaminer l’aspirateur (Si l'on utilise l'aspirateur Osram préconise de jeter le sac contaminé de l'aspirateur après l'opération. Voir aussi section Recyclage).
  • Faites attention de ne pas vous couper avec un éclat de verre. Procédez au nettoyage des débris et de la zone où a eu lieu le bris, de préférence en utilisant des gants. Utilisez un essuie-tout ou une bande adhésive afin de ramasser les éclats de verre et particules éparpillés.
  • Placez tous les débris, essuie-tout compris... dans un contenant hermétique.
  • Continuer la ventilation de la pièce pendant plusieurs heures.
  • Entreprendre les démarches pour le recyclage de l’ampoule (Osram dit de jeter les morceaux et la lampe cassée avec les déchets ménagers. Voir section Recyclage).

Rayons ultraviolets

Ces lampes émettent comme le soleil, des UV (quoiqu'en proportion variable selon les modèles, mais généralement de faible intensité, la couche fluorescente de la lampe étant censée les absorber et ne réémettre que de la lumière visible - de spectre discret), responsables de cancers de la peau, kératites, cataractes, voire de DMLA[note 2] (et ce d'autant plus si l'exposition a commencé dès l'enfance, puisque le cristallin n'a pas encore jauni, l'œil étant alors dépourvu d'un filtre efficace)[14],[15].

La lumière réémise par la couche phosphorescente contient un spectre bleu de forte intensité, pouvant être dangereux pour la rétine même en vision périphérique.

Rayonnement électromagnétique

Ces lampes peuvent également émettre dans d'autres fréquences du spectre électromagnétique, à savoir les ondes radio basses fréquences (50 à 500 Hz, générées par le ballast et 20 à 60 kHz, générées par le correcteur d'intensité), affectant les personnes dites électro-sensibles et provoquant chez elles céphalées, fatigue ou démangeaisons, etc (il est à noter que cette dernière assertion est non-prouvé scientifiquement)[15].

En France, l’AFSSET préconise de ne pas se placer à moins de 30 cm d’une lampe utilisant une ampoule basse consommation (0,001 A/m, contre >1 A/m à 0 cm).

Les résultats obtenus par l’équipe du CRIIREM en 2007 montrent que les ampoules testées ne sont pas légales. En effet, les valeurs obtenues sont supérieures à la limite de 3V/m préconisée par la directive européenne.

Il faut atteindre un mètre pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant. À ce titre, il est déconseillé d’utiliser ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau.

De plus, aucun blindage électromagnétique du culot n’a été constaté dans le culot des ampoules expertisées, or celui-ci permettrait d’abaisser considérablement les valeurs des rayonnements radioélectriques observés.

Des risques importants de compatibilité électromagnétique (CEM) sont à craindre chez les personnes appareillées d’implants ou de prothèse médicales, actif ou non, car elles peuvent être exposées lors de la mise en service des ampoules à économie d’énergie, de façon instantanée, à des pics de champs électriques de l’ordre de 100 à 300 V/m (certains pacemakers auraient arrêté de fonctionner[réf. souhaitée] ).

Comparaison des coûts

Lampe fluorescente compacte

EDF estime que les lampes basses consommation reviennent 2,5 fois moins cher que les lampes classiques en fonctionnement. Le retour sur investissement est bien réel ; il varie toutefois selon la performance et la durée de vie plus ou moins longue du modèle considéré.

À ce jour, on ne trouve pas de bilan énergétique complet (tenant compte de la fabrication et du recyclage) des lampes fluocompactes par les fabricants ou dans d'autres éditions touchant l’environnement, l’énergie etc. La fabrication d'une lampe fluocompacte consomme plus d'énergie que la fabrication d'une ampoule incandescente (mais elle dure plus longtemps), sans parler des produits polluants utilisés et donc de son recyclage.

Tableaux d'équivalence

Le flux lumineux permet de comparer l'efficacité des lampes.

Consommation d'une lampe à incandescence classique Flux lumineux
40 watts 432 lumens
60 watts 741 lumens
75 watts 970 lumens
100 watts 1398 lumens

(Source : Ademe)

En moyenne, les lampes fluorescentes consomment quatre à cinq fois moins d'électricité, pour un flux lumineux équivalent.

Lampe fluorescente Lampe classique à incandescence
9 watts 40 watts
11 watts 50 watts
13 watts 60 watts
15 watts 70 watts
20 watts 90 watts
27 watts 120 watts

Évolution et utilisation

Ces lampes sont apparues sur le marché au début des années 1980, proposées par le groupe hollandais Philips. Elles remplacent peu à peu les lampes à incandescence classique et, dans une moindre mesure, les lampes à incandescence halogène. Les consommateurs, en ce début de XXIe siècle, sont de plus en plus sensibilisés aux enjeux écologiques et économiques que peut représenter l'utilisation d'éclairages moins énergivores.

En France

En 2001, 44 % des foyers français utilisent au moins une lampe basse consommation (étude Sofres). En France, l'éclairage domestique représenterait de 0,6 % à 1,2 % de la consommation totale d'énergie du pays en 2006[16].

Dans le cadre des engagements du Grenelle Environnement, une convention a été signée entre le ministère du Développement durable et différents acteurs de la grande distribution et du bricolage pour le retrait de la vente des ampoules à incandescence et la promotion des lampes basse consommation, traduisant ainsi la réglementation européenne.

  • 30 juin 2009 : retrait des ampoules à incandescence ≥ 100 W
  • 31 décembre 2009 : retrait des ampoules à incandescence ≥ 75 W
  • 30 juin 2010 : retrait des ampoules à incandescence ≥ 60 W
  • 31 août 2011 : retrait des ampoules à incandescence ≥ 40 W
  • 31 décembre 2012 : retrait des ampoules à incandescence ≥ 25 W
Selon un sondage réalisée à la mi-juin 2009 par Canal Energie, un portail d'information dédié aux économies d'énergie pour la marque française d'ampoules basse consommation Lucibel, cette enquête révèle que 90 % des citoyens ont déjà sauté le pas, la majorité étant même satisfaits de leur premier achat. Mais le fait que les consommateurs semblent plutôt positifs en apparence n'empêche pas les critiques de fuser sur la qualité des produits disponibles sur le marché. En effet, quelque 72 % des personnes sondées réclament une baisse des prix, 60 % souhaitent un allumage plus rapide, 44 % une lumière plus agréable et moins blafarde, 39 % une plus grande variété de formes et 23 % un emballage moins polluant. Nuançant ces critiques, Christophe Bennehard, PDG de Lucibel, estime « qu'elles portent sur les premières générations de lampes basse consommation. Ces derniers temps, la recherche a permis de limiter ces défauts ».

[réf. nécessaire]

Diversité des caractéristiques

Spectre d'une lampe Narva-Tronic 20W 'colour 860'.

Une lampe d'éclairage est caractérisée par le flux de lumière, le rendement lumineux, le rendu des couleurs (IRC), la température de couleur, la durée de vie, le prix, la forme et la taille, le nombre de cycles marche/arrêt et son impact environnemental.

La famille des lampes fluorescentes est hétéroclite. Les caractéristiques varient de manière importante d'un modèle à l'autre, chaque modèle optimisant telle ou telle caractéristique.

Il n'y a donc pas de valeur standard ou de référence pour ce type de lampe. Par exemple, la durée de vie est de 5 000 heures pour un modèle simple à plus de 20 000 heures pour un modèle sophistiqué. Le rendement lumineux est également variable (du simple au double). La durée de vie dépend également fortement du type d'utilisation (éclairage continu ou intermittent).

Il n'existe pas de norme permettant de comparer objectivement les caractéristiques utiles de deux ampoules de cette technologie. On remarque des différences de prix très importantes entre des modèles de même puissance. Certains modèles ont un éclairage d'intensité importante dès leur mise sous tension. Certains ont un délai parfois important (supérieur à la seconde) lors des allumages à froid. Certains sont compatibles avec les variateurs, d'autres pas. Toutes ces caractéristiques qui ont un impact très important sur l'utilisation au quotidien ne sont pas clairement affichées par le fabricant pour le consommateur.

Fin de vie

Parfois, en fin de vie, le plastique à proximité des bouts du tube fond en émettant une odeur de plastique brûlé. Au cours de la vie de l'ampoule, les électrodes, à force de migrer des électrons pour maintenir l'arc, s'amincissent, augmentant du coup l'effet de résistance et deviennent de plus en plus chaudes. De plus, l'arc se maintient de moins en moins bien. À un moment donné, le plastique fond et souvent la lampe s'éteint pour ne plus se rallumer.

Environnement

La lampe usagée ne doit pas être jetée aux ordures ménagères, car elle contient plusieurs substances polluantes :

  • du mercure : la directive RoHS de l'union européenne autorise un maximum de 5 mg par lampe fluocompacte, la moyenne étant de 4 mg, mais les lampes de qualité peuvent en contenir beaucoup moins (1,5 mg)[17] et la tendance est à la réduction de la quantité de ce métal, les industriels travaillant à la modification de la formulation des substances fluorescentes, de façon à les rendre recyclables et moins polluantes[18]. Les tubes contiennent quant à eux entre 7 mg et 15 mg de mercure.
  • du plomb dans le verre ainsi que des dépôts dus à la transformation du gaz fluorescent.

L'agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) estime que 800 millions de lampes fluorescentes sont jetées chaque année, ce qui provoquerait la contamination au mercure de 81 000 km2 d'eau[réf. nécessaire].

Recyclage

Ce sont des déchets classés comme dangereux, par le mercure qu'elles contiennent, et doivent faire l’objet d’une collecte sélective et d’un traitement dans des filières appropriées (Décret n°2002-540 du 18 avril 2002). Il est interdit de les jeter dans des poubelles ordinaires.

Aujourd’hui, seulement 30 % des lampes à basse consommation sont recyclées. Les 70 % restant sont jetées avec le reste des déchets ménagers. N'étant pas recyclés, les quelques milligrammes de mercure contenus par chacune d'elles se retrouvent dans la nature. Le polluant se diffuse alors dans l’air, passe dans le sol et peut même contaminer les nappes phréatiques. (Pour cette même raison, on ne jette plus les thermomètres à la poubelle)[10].

Le recyclage de cette lampe dans un circuit spécialisé est indispensable pour limiter l'impact sur l'environnement. Présentement, les tubes fluorescents constituent la majeure partie de l’ensemble de ce type d’éclairage. Les édifices privés et publics utilisant cet éclairage doivent payer pour l'élimination appropriée de leurs tubes.

Pour le grand public, le revendeur doit reprendre les lampes usagées. Des services de récupération sont disponibles dans tous les magasins de bricolage et dans la plupart des grandes surfaces. L'intégralité des lampes sont marquées par le symbole d'une « poubelle barrée », contribuant à l'information du grand public.

En France, Récylum, une société anonyme à but non lucratif créé en mai 2005, soumis à l’agrément et au contrôle des Pouvoirs Publics, intervient sur l’élimination des déchets issus de ces équipements. En 2012, à la suite de l'établissement de quotas chinois à l'exportation de terres rares, qui menacent la fourniture d'industries de haute technologie en Europe ou Amérique, des entreprises se présentant comme issues du domaine des (éco-)technologies ou ayant besoin de scandium, d'yttrium et des terres rares du groupe des lanthanides ont incité des industriels à ouvrir des unités de recyclage, dont en France avec Recylum afin de récupérer dans les lampes fluo compactes en fin de vie notamment du lanthane, cérium, et surtout de l'yttrium, de l'europium, du terbium et du gadolinium aujourd'hui précieux[19]. Pour cela Rhodia a ouvert une unité de récupération de poudre blanche de lampes à Saint Fons (69), ainsi qu'une unité de récupération/retraitement à La Rochelle (17)[19].

Controverses

Voir aussi

Articles connexes

Articles de fond :

Technologies :

Évolutions :

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Acronyme : Ventilation Mécanique Contrôlée.
  2. Acronyme : Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge.

Références

  1. (en)Mary Bellis, « The History of Fluorescent Lights », sur About.com Inventors
  2. (en)U.S. Patent 2,182,732
  3. Comment choisir votre fluocompacte ?
  4. Éclairage ergonomique- Effet de papillotement
  5. Déchets dangereux. Les ampoules basse conso Consoglobe.com, octobre 2009
  6. [Dunkel war's. Haltbarkeit von Energiesparlampen. In: ÖKO-TEST Nr. 3, 2009.]
  7. (fr) « Les lampes », sur le site stielec.ac-aix-marseille.fr, consulté le 24 octobre 2008.
  8. (fr) Non, l'ampoule basse conso n'est pas dangereuse sur le site Rue 89, consulté le 20 mars 2010.
  9. Broken Lamp Test sur le site osram.fr
  10. Synthèse ASEF : ampoules basse consommation et santé sur le site de asef-asso.fr
  11. Que faire en cas de bris d'une ampoule contenant du mercure ? sur le site osram.fr
  12. (fr) Lampes fluocompactes : sous surveillance... article sur le site du CSC
  13. Science et Vie 2009, p. 77
  14. (en) Low-energy bulbs 'worsen rashes' - BBC News, 4 janvier 2008
  15. (en) Allison Vuchnich, « 16:9 The Bigger Picture », com,‎ 4 janvier 2009 (consulté le 6 janvier 2009).
  16. (fr) « Les économies d'énergie, c'est juste des ampoules basse consommation ? », sur le site manicore.com. Consulté le 24 octobre 2008.
  17. (fr) Éclairer un futur plus écologique : Efficacité énergétique & mercure - lighting-a-greener-future.com, Philips (2007)
  18. (fr) Monaco : une génération « propre » d'ampoules à économie d'énergie - Sophianet, 22 janvier 2008 [PDF]
  19. Actu environnement, Focus sur le procédé de recyclage des terres rares issues d'ampoules basse conso hors d'usage, 26 septembre 2012

Bibliographie

Articles

  • « Ampoules basse conso », Sciences & Vie n° 1104, Mondadori France,‎ septembre 2009, p. 74-79

Ouvrages

Thèses

Internet